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Les nouveaux quartiers en extension urbaine

Kerlinou - Brest Saint Pierre


Logements

Publié le lundi 11 mars 2019

Kerlinou à Brest. Travaux de fouilles archéologiques et aménagement du quartier


Véritable belvédère sur le goulet et la rade de Brest, situé à proximité du technopôle, des plages et du tramway, le quartier de Kerlinou, conçu par Iga Dolowy et Gwenn Le Goff, urbanistes de l’agence id-up, offre un cadre de vie exceptionnel à deux pas du centre-ville de Brest. S’appuyant sur la trame paysagère déjà constituée (vallons de Sainte-Anne et de Kernadia), le quartier est situé à proximité des 6 300 emplois du technopôle, tout en étant tourné vers le grand large. Kerlinou permet une diversification du tissu urbain et propose une offre d’habitat à proximité de lieux de travail. Ce quartier résidentiel se développera sur 41 hectares.
 
UN QUARTIER RÉSIDENTIEL AVEC VUE SUR MER, AUX ABORDS DU TECHNOPÔLE
 
Le projet comprend la construction de 1 000 à 1 200 logements, dont 50 % de logements sociaux et de logements à prix abordable, afin de garantir une mixité sociale et générationnelle du quartier, sur 36 hectares opérationnels. Le quartier de Kerlinou permet également de proposer une offre de logements diversifiée et de qualité dans un environnement principalement dévolu à l’emploi, la recherche et l’enseignement, avec la présence du Technopôle Brest Iroise et ses plus de 6 300 personnes usagers quotidiens. En accompagnement des logements, collectifs et individuels, des commerces de proximité et quelques activités pourront s’implanter, prioritairement en entrée du quartier. Porté par l’aménageur BMa, ce nouveau quartier permet de conjuguer la valorisation du patrimoine naturel et du patrimoine culturel. La création d’un nouveau parc urbain propose la mise en valeur des nombreux blockhaus, témoins de la Seconde Guerre mondiale, présents sur le site. Le boisement du Cosquer et la plage de Sainte-Anne du Portzic offrent aux habitants un accès direct au paysage, aux chemins de randonnées et à la plage, facteurs de bien-être qui contribuent à l’attractivité du site.
 
LES TRAVAUX D’ARCHÉOLOGIE

Conformément à la réglementation et préalablement aux travaux d’aménagement et à l’installation de nouveaux habitants, 2 phases de diagnostics archéologiques se sont succédé, en 2015 puis en 2016, qui ont permis de déterminer les secteurs présentant un intérêt pour des fouilles plus approfondies. Ainsi, une nouvelle phase de fouilles archéologiques a débuté en octobre 2018. Sur environ 4.5 hectares, pour une période de 7 mois, ces fouilles permettent de mettre en lumière l’histoire du site. Les travaux confiés par BMa à l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) s’élèvent à un montant de 880 000 € TTC.

1. LES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES CONDUITES PAR L'INRAP

Des monuments funéraires de l’âge du Bronze et une ferme gauloise à Brest

Depuis le mois d’octobre 2018, une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) mène une fouille sur un site du quartier de Kerlinou, surplombant la rade de Brest (Finistère). L’opération est menée préalablement au projet d’aménagement de BMa de manière à sauvegarder par l’étude les vestiges archéologiques. En amont, au printemps 2015 puis à l’hiver 2016, un diagnostic archéologique avait permis de détecter la présence de vestiges, conduisant l’Etat (Drac Bretagne – service régional de l’Archéologie) à prescrire une fouille sur 4,5 hectares du projet d’aménagement. Le travail des archéologues a permis de révéler de nombreux témoignages d’une occupation longue de plusieurs millénaires, dont les traces les plus anciennes, mais aussi les plus fugaces, datent du Néolithique. Le site se distingue notamment par la présence de plusieurs monuments funéraires de l’âge du Bronze et une ferme dont l’installation remonte au VIème siècle avant notre ère.

Un espace funéraire de la Protohistoire

Les parties hautes du site sont fréquentées depuis le IIème millénaire avant notre ère, soit le début de l’âge du Bronze. Les occupants choisissent ce plateau dominant la rade de Brest pour enterrer certains membres de leur communauté, dans des tombes surmontées d’une masse de terre et délimitées par des fossés circulaires, appelées les tumuli. La fonction funéraire du site perdure au début de l’âge du Fer. Dans le courant du VIe siècle avant notre ère, la situation topographiquement privilégiée du site incite les populations à y ériger également des tumuli. Au total, les archéologues ont mis au jour huit monuments funéraires, au centre desquels se trouvait la tombe du défunt. Actuellement, aucune n’a cependant pu livrer d’ossement humain, ni de dépôt de céramique.

Une succession d’habitats

Dans la partie intermédiaire du site, aux abords de la rupture de pente, les archéologues ont mis au jour les vestiges de plusieurs occupations humaines qui se sont succédées depuis l’âge du Bronze jusqu'au Moyen Âge. Les données recueillies jusqu’à présent attestent la présence d’un habitat de l’âge du Fer. Il s’agit d’une ferme, aménagée au VIe ou au Ve siècle avant notre ère, au sein d’un enclos oblong d’une superficie de 2 200 m2 et délimité par un fossé. Une entrée est aménagée dans le point bas de l’enclos, au sud-est tandis qu’un grand bâtiment sur poteaux de bois d’une longueur de 18 mètres est installé sur le point haut, à l’ouest.

Tout au long des siècles suivants, jusqu’à la conquête romaine au Ier siècle avant notre ère, la ferme subit de multiples modifications. L’enclos est remanié à plusieurs reprises et le grand bâtiment est abandonné au profit de bâtiments plus modestes situés dans la partie nord. Des caves souterraines sont également creusées. Ces constructions particulières à l’Armorique du début de l’âge du Fer sont interprétées comme des structures de stockage. Leur comblement est composé à partir des matériaux des édifices précédents et de déchets de la vie quotidienne. Ainsi céramiques, clayonnage, blocs d’argile, charbons de bois, matériel lithique, faune (dont de nombreux coquillages) apportent aux archéologues divers témoignages de la vie quotidienne de ces ancêtres, qui seront étudiés lors des recherches en laboratoire, après la fouille du site

2. KERLINOU : INSCRIPTION DANS LE PROJET URBAIN DE BREST MÉTROPOLE

Ce projet permet de répondre aux différents enjeux socio-économiques de la métropole :

  • En augmentant l’offre de logements pour répondre à la demande sur la ville de Brest et la métropole,
  • En favorisant une certaine densité, tout en offrant des espaces publics généreux, connectés à la trame verte et bleue, pour répondre au souci d’économie de foncier et endiguer l’étalement urbain,
  • En réalisant le quartier en continuité des espaces déjà bâtis,
  • En créant une offre diversifiée en statut, typologie et taille, pour répondre aux besoins de toutes les catégories de ménages et à tous les revenus.


3. UN PROJET INSÉRÉ DANS SON ENVIRONNEMENT

Dans le projet urbain, la qualité paysagère et d’usage des espaces publics, la gestion alternative de l’eau, et l’optimisation des apports solaires passifs et actifs pour réduire la facture énergétique, sont particulièrement mis en avant.

LA STRUCTURE PAYSAGÈRE

Véritable belvédère sur le goulet et la rade de Brest, la proximité immédiate de la vallée et de la plage de Sainte-Anne du Portzic, du vallon de Kernadia, du boisement du Cosquer et du sentier de randonnée GR34, le quartier de Kerlinou offre aux habitants un accès direct à la trame verte et bleue, facteur de bien-être et d’attractivité du site.

La Trame verte et bleue est un réseau formé de continuités écologiques terrestres et aquatiques identifiées par les schémas régionaux de cohérence écologique ainsi que par les documents de planification de l'Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements.

La Trame verte et bleue contribue à l'amélioration de l'état de conservation des habitats naturels et des espèces et au bon état écologique des masses d'eau. Elle s'applique à l'ensemble du territoire national.

La structure paysagère du quartier a ainsi été conçue de manière à garantir une bonne insertion du quartier dans son environnement.

Outre l’intérêt paysager, cette structure permet d’offrir au sein du quartier des espaces de respiration et de connexion, sous forme d’une résille verte, qui remplissent à la fois des fonctions sociales et écologiques :

  • La voie verte centrale nord/sud descendant vers la mer constitue une promenade. Elle permet l’accessibilité nord/sud aux Personnes à mobilité réduite (P.M.R) et accueille les places et les aires de jeux
  • Les bassins paysagers permettent d’assurer la gestion des eaux pluviales suivant les courbes de niveaux. Ils sont accompagnés de cheminements doux permettant une bonne irrigation du quartier et une ouverture sur le vallon de Kernadia à l’ouest. Les plantations, le long de            ces noues paysagères, permettent également une protection des logements vis-à-vis des vents dominants.
  • La lisière boisée au nord-ouest vient prolonger le vallon naturel de Kernadia jusqu’à la route de Sainte-Anne.

 

- mise au jour des vestiges d'une habitation de l'Âge du Bronze. ©Inrap

 

- mise au jour d'une urne funéraire de l'époque gauloise.  ©Inrap

 

- vestiges de la ferme gauloise. Les nombreux trous témoignent de l'utilisation de poteaux de bois pour l'ossature du bâtiment.   ©Inrap